Pourquoi certains élus ne condamnent pas clairement les violences ?

Les événements qui se déroulent dans notre pays depuis quelques semaines témoignent des inquiétudes de beaucoup de nos concitoyens sur des problèmes très variés. Il appartient à l’Etat de mettre en œuvre une méthode pour mettre fin à cette crise et trouver des solutions aux problèmes exprimés. Toutefois, l’expression de cette colère et des revendications qui l’accompagnent ne saurait s’accommoder de violence.

Ainsi, les scènes de violence qui se sont tenues sur Toulouse, samedi 1er décembre 2018, avec l’assaut de magasins, le départ de plusieurs feux dans les rues de la ville, le saccage du mobilier urbain, l’attaque des forces de l’ordre ou encore l’incendie, mardi 4 décembre 2018, du lycée Saint-Exupéry de Blagnac qui se retrouve aujourd’hui partiellement détruit sont autant d’actes d’une rare violence. Les derniers événements de la soirée du samedi 8 décembre 2018 à Toulouse commis par des casseurs ont également particulièrement éprouvé les quartiers de Saint-Cyprien, de la Patte-d’Oie et des Arènes.

C’est pourquoi notre groupe majoritaire a proposé au Conseil de Toulouse Métropole, jeudi 13 décembre dernier, de condamner ces actes inadmissibles qui se sont produits à l’issue des manifestations des “gilets jaunes” et du mouvement lycéen et qui mettent en danger les habitants.

Nous avons proposé de clairement :

  • condamner avec fermeté l’ensemble des actes de violences sur les personnes et les biens qui ont eu lieu ces dernières semaines sur le territoire métropolitain
  • saluer le courage et le dévouement des forces de l’ordre et des pompiers dans l’exercice de leurs missions de meme que les  agents communaux et de la Métropole intervenant sur le domaine public
  • appeller à l’apaisement mais aussi à une grande fermeté de la Justice vis-à-vis des responsables de ces actes ;

Aux côtés de ces victimes de violences (commerçants, habitants, lycéens, agents publics…), nous regrettons avec force que, probablement par cynisme, l’unanimité n’ait pas pu être recueillir. Nous déplorons  l’abstention d’élus du groupe Métropole Citoyenne ou encore la non participation au vote d’élus du groupe Communistes et du groupe Générations, Socialisme et Ecologie.

Une légitimation certaine de ces violences par un élu métropolitain, membre de la majorité municipale de Tournefeuille, qualifiant  l’appareil législatif républicain et les interventions des forces de l’ordre, “de violences institutionnelles et de violences répressives”, est particulièrement scandaleux et nous amène à condamner sans détour ces propos.